vendredi 21 avril 2017

Le Farniente, le prix littéraire qui donne la parole aux ados de 12 à 77 ans !

Le prix Farniente, qu'est-ce que c'est ?
Le prix Farniente est un prix littéraire créé en 2000 qui s’adresse aux ados à partir de 12 ans.
C’est un prix littéraire décerné par les jeunes. Il suffit de lire un ou plusieurs livres de la sélection, et de voter. Il n’y a pas de jury, c’est la démocratie directe !

Comment sont sélectionnés les livres mis en compétition ?
Il y a dans l’équipe du prix Farniente un comité de lecture et de sélection : une vingtaine de jeunes, garçons et filles, et une vingtaine d’adultes. Tous sont des passionnés de lecture et se sentent concernés par l’éducation et les questionnements des adolescents.
Chaque année, le Comité lit plus d’une centaine de livres, en discute lors de multiples réunions et finalement fait son choix. Ce choix est certainement discutable mais choisir, c’est aussi renoncer !

Qui peut voter ?
Tous les votes motivés sont les bienvenus ! Il n’est même pas obligatoire d’avoir lu tous les livres pour donner sa voix au seul livre qu’on a lu et adoré.

Jusque quand peut-on voter ?
La sélection est sortie au mois de juin et tu as jusque début mai (le 2 mai cette année) pour lire les livres que tu désires et renvoyer ton bulletin de vote.

Quelles catégories d’âge sont représentées ?
Il existe deux catégories, représentées par des baskets de couleur. La série « Basket jaune » est destinée aux plus de 13 ans, la série « Basket verte » aux plus de 15 ans. Mais ces classes ne sont pas hermétiques, rien ne t’empêche de lire des livres appartenant aux deux catégories, voir même de tous les lire !
Pour chaque catégorie, cinq livres sont en compétition. Voici les titres nommés cette année :

+13

+15

Quand le prix est-il attribué ?
Les deux auteurs primés recevront une « Basket d’Or » qui leur sera remise lors d’une journée festive destinée aux ados. Tu peux donc y rencontrer en personne la plupart des auteurs nommés et leur poser des questions pendant les débats !
Cette année, c’est à Molenbeek que prendra place cette grande fête ! Elle se déroulera le samedi 6 mai à la Maison des Associations et de la Cohésion Sociale, rue Mommaerts, 4 à Molenbeek.



Donc plus que quelques jours pour voter pour vos romans préférés ! A vos lectures !


NB : Si vous êtes à court d’idées lecture, vous trouverez aussi sur le site internet du prix, tous les livres sélectionnés depuis sa première édition. Et même les livres qui y ont échappé de peu !

Source : www.prixfarniente.com

vendredi 14 avril 2017

Gallmeister, l'éditeur de l'autre Amérique

Publiant depuis dix ans des écrivains remarquables  venus d'outre-Atlantique, les éditions Gallmeister ont donné leurs lettres de noblesse à un genre littéraire méconnu en France : le "nature writing". Rencontre avec les artisans de cette "success story".

Sur les murs des éditions Gallmeister, au lieu des habituelles photos d’auteurs, deux magnifiques raquettes à neige en bois, et un cerf-volant à l’allure de condor. Deux emblèmes des grands espaces, de la nature sauvage et du Wild West américains. C’est cette autre Amérique, celle qui sort des sentiers battus, loin des autoroutes de Los Angeles et des rues de Manhattan, qu’explore depuis 2006 cette maison à la réputation grandissante. L’éditeur de “l’Amérique grandeur nature”, comme il se définit, a fait découvrir en France des pépites comme David Vann (prix Médicis étranger 2010 pour Sukkwan Island) et ressuscité des monuments de la littérature américaine tombés dans l’oubli, tels Tom Robbins ou Bob Shacochis (La femme qui avait perdu son âme).





Oliver Gallmeister


“On s’est dit : ces livres n’existent pas en France”
Oliver Gallmeister et son bras droit, Philippe Beyvin, directeur de collection, m'emmènent prendre un café près de leurs bureaux de la rue du Regard. Ils racontent leur rencontre à la fac (Dauphine), comment ils séchaient les cours pour aller à la librairie la plus proche, dévorer des romans qu’ils s’échangeaient ensuite, leurs goûts mutuels les emmenant invariablement vers des auteurs différents. L’idée de créer la maison est née lors d’un diner, en 2003. “Je lisais beaucoup de romans en anglais, se souvient Oliver. On s’est dit : ces livres n’existent pas en France, pourquoi ne pas les traduire ?” A quarante ans passés, ce passionné semble toujours animé par un émerveillement proprement enfantin vis-à-vis des livres, leur capacité à vous emmener ailleurs. Pour le fils unique et solitaire, l’Amérique est vite devenue ce monde merveilleux où il pouvait s’échapper en compagnie de Mark Twain, John Ford, Bob Dylan. Ce seront ensuite les classiques (Hemingway, Steinbeck), à seize ans, puis les contemporains : “Vers 1973, les grands éditeurs de littérature américaine sont apparus en France: Rivages, l’Olivier, Actes sud s’y sont mis. Je découvrais DeLillo, Banks, on n’avait jamais lu ça”.


Le “nature writing”, genre sans équivalent en France
Cette passion aurait pourtant bien pu rester à l’état de veille. Echouant à trouver du travail dans l’édition, le jeune diplômé en sciences économiques dut d’abord se résoudre au contrôle de gestion. Presque dix ans passés à vérifier des chiffres chez Hachette, jusqu’à ce jour où sa mère meurt, à cinquante neuf ans. Un choc, mais aussi un déclic. Il décide alors de se lancer avec le petit capital d’un départ négocié. Sur les conseils d’un ou deux éditeurs bienveillants, notamment Anne-Marie Métailié, il part d’abord à la rencontre des libraires, dont il cite le rôle déterminant “même s’ils ne savaient pas trop, dans un premier temps où placer nos livres dans leurs rayons”. Ecologie ? Environnement ? Littérature ? Le “nature writing”, ce genre littéraire anglo-saxon et américain, n’a pas d’équivalent en France. “Ce n’est pas vraiment un style, plutôt une sensibilité, un rapport au paysage”, précise l’éditeur.
Ses auteurs, il les déniche au hasard des rencontres, lors des ses innombrables périples outre-Atlantique. Il sillonne le pays de long en large, s’intéresse à la pêche en lisant Jim Harrison, découvre des auteurs méconnus et géniaux dans des magazines spécialisés consacrés à la pêche la mouche.
Pour ces écrivains, la nature est un environnement éprouvant qui permet à l'homme de se révéler, loin de toute morale. Des éléments naturels à l’état brut, sauvages, qu’on trouve notamment dans le magnifique roman de David Vann Sukkwan Island, le best-seller de la maison, avec plus de 300.000 exemplaires vendus.


Cet espace littéraire qui ne cesse de s’étendre
L’éditeur situe sans cesse ce qu’il décrit : “Les écrivains du Montana, ceux de l’Utah”, etc. Il ne conçoit le monde qu’en terme de lieux, de territoires. Les éditions Gallmeister, au fond, c’est cet espace littéraire qui ne cesse de s’étendre. On peut l’observer sur une carte, façon google map, que la maison propose sur son site. Chacun des cent cinquante auteurs publiés y est situé par un point, qui indique la ville dans laquelle il vit. A côté de la géographie, enfin, il y a l’histoire, les grands mythes sur lesquels le rêve américain s’est forgé. Le domaine de Philippe Beyvin, qui a lancé en 2009 la collection “Americana” : des romanciers plus urbains, de la fiction souvent historique, voire politique. De même qu’une collection de romans noirs, où sévit notamment l’excellent Benjamin Withmer (Cry Father). N’ont-ils pas peur de la concurrence, le territoire américain étant déjà ultra représenté en France ? “Il y a de la place pour tout le monde, assure Oliver Gallmeister. Car au fond, dire qu’on fait de la littérature américaine, c’est comme dire qu’on fait de la littérature européenne. Il y a la même distance entre Los Angeles et New York qu’entre Brest et Moscou.” Et autant d’auteurs entre ces deux points.


“Une nouvelle génération de petits éditeurs”
Pour Fabrice Piault, rédacteur en chef de Livres Hebdo, “Gallmeister est représentatif d’une nouvelle génération de petits éditeurs qui se sont lancés dans les années 2000, avec un très grand professionnalisme, en définissant un projet et une stratégie de développement globaux: ligne éditoriale cohérente, programme établi bien à l’avance, production maîtrisée, soin apporté à la ligne graphique, etc.” A l’heure où la profession est, dans son ensemble, plutôt en crise ou du moins en récession, Gallmeister peut se réjouir de son succès. Ses dix années de travail acharné sont en train de payer, et il a réussi ce pari fou qui consiste à changer de vie à trente cinq ans, pour suivre sa première passion.


Dans Même les Cow-Girls ont du vague à l’âme, publié aux éditions Gallmeister, Tom Robbins a cette phrase: “Une grande partie de l’existence revient à la question de savoir si l’on va être capable de réaliser ses rêves ou si l’on ne survivra en fin de compte que grâce à des compromis.”


                     

Titres  à découvrir à la bibliothèque Brand Whitlock:

L'enfer de Church Street / Jake Hinkson, 2015

mardi 11 avril 2017

Décorons les oeufs de Pâques

Comment teindre des œufs ?



Pour obtenir de magnifiques œufs avec des éléments naturels. Commencez à préparer le bain de teinture.

- Epluchez les oignons et conservez les épluchures.
- Faites bouillir les épluchures dans une casserole avec de l'eau bien salée (pour éviter que les œufs n'éclatent à la cuisson).
- Sortez vos œufs du frigo  à l'avance.
- Mettez les dans la décoction bouillante.
- Faites les bouillir une vingtaine de minutes.

Bon à savoir : Plus la décoction va bouillir longtemps et plus vos œufs resteront dans la casserole, plus ils seront foncés.
Laissez les peaux pendant que vous colorez vos œufs, les couleurs n'en seront que plus franches et plus belles.


Envie d'une autre couleur ?
Avec de l'oignon  jaune vous obtiendrez de l'ocre jaune.
Avec de la betterave vous obtiendrez du rose.
Avec du safran vous obtiendrez du jaune d'or.
Avec du Bleu de méthylène vous obtiendrez du bleu.

Envie de les décorer ?
Si vous voulez ajouter une petite touche sympa à vos œufs vous pouvez créer des pochoirs  dessus. Encore une fois, c'est très simple à réaliser et le résultat est bluffant.

- Cueillez des plantes aux formes bien découpées.
- Mettez vos œufs dans des morceaux de collant usagé noués à une extrémité.
- Positionnez délicatement la feuille ou la fleur choisie puis faites un nœud pour que le tout tienne bien serré.
- Plongez vos œufs ainsi préparés dans la teinture d'oignons bouillante et laissez les cuire une vingtaine de minutes.
Attention à ce que les œufs soient bien immergés !

Retirez les collants, la plante et rincez. La plante s'est imprimée en négatif, comme un pochoir sur l' œuf. Le tour est joué !






Envie de dessiner sur les œufs ?

Pour cela :

- Faites votre dessin avec un crayon à la cire (blanc ou jaune) sur l' œuf non teint.
- Plongez-le dans la teinture d'oignon froide.
- Laissez-le tremper le temps qu'il se colore selon votre goût.
- Pour faire disparaitre ensuite totalement la cire de la coquille, faites-le bouillir quelques minutes.

source : le site au féminin

mercredi 5 avril 2017




Résultat de recherche d'images pour "convergence des consciences pierre rabhi"


Auteur : Pierre Rabhi
Editeur : Le Passeur, 2016


La convergence des consciences
« Plus j’avance dans la vie et plus s’affirme en moi la conviction selon laquelle il ne peut y avoir de changement de société sans un profond changement humain. Et plus je pense aussi – c’est là une certitude – que seule une réelle et intime convergence des consciences peut nous éviter de choir dans la fragmentation et l’abîme. Ensemble, il nous faut de toute urgence prendre “conscience de notre inconscience“, de notre démesure écologique et sociétale, et réagir. Il s’agit bien de coopérer et d’imaginer ensemble, en conscience et dans le respect, le monde dans lequel nous voulons évoluer et nous accomplir. Tout en revenant sur des rencontres qui ont jalonné mon existence, j’ai essayé, sans prétention aucune, de baliser en pointillé ce chemin difficile dont la triste actualité nous montre qu’il devient un impératif. » Pierre Rabhi


Le nouveau livre de Pierre Rabhi est peut-être son plus abouti, mais surtout son plus intime et son plus actuel.


Les principales réflexions chères à Pierre Rabhi, l’homme aux multiples facettes, le philosophe, l’humaniste, le poète, le musicien, l’homme de la Terre et de son jardin, sont à nouveau évoquées dans ce livre avec des certitudes de plus en plus ancrées, de manière plus personnelle et plus actuelle.


Abécédaire intime et hétéroclite d’un homme fertile, ni gourou ni prophète, qui engendre une vraie dynamique. Homme d’expression, mais qui admet aussi l’action, homme engagé, qui estime qu’« après l’insurrection des consciences, le temps de la convergence des consciences est en effet venu ».


Sont abordés, parmi tant d’autres, les thèmes de la conscience, de l’insurrection des consciences avec la conviction que « seule une réelle et intime convergence des consciences peut éviter de choir dans la fragmentation et l’abîme », de « la puissance de l’amour qui seule peut sauver l’humanité et donner sens et pérennité au phénomène humain », de la grandeur du féminin, de la générosité, de la sobriété heureuse, de la puissance de la modération face à l’incongruité de la croissance indéfinie, et bien sûr celui de l’agroécologie, « véritable révolution éthique, une nécessité vitale, inscrite dans un cycle permanent, pour l’humanité de demain ».


On trouve aussi des pages très personnelles sur sa famille, son père, sa compagne des premiers jours, sa mère si douloureusement absente, ses doutes, la vieillesse, sans oublier son panthéon personnel au gré de ses rencontres et de ses amitiés allant d’Albert Einstein à Fairfield Osborn et au chef indien Seattle, de Thomas Sankara à Edgard Pisani, de Jiddu Krishnamurti à Antoine de Saint-Exupéry, de Yehudi Menuhin à Jean Ferrat sans oublier un clin d’œil à Bibi Fricotin.


Un livre intime qui fait sens pour ceux qui suivent Pierre Rabhi depuis longtemps déjà et une belle rencontre pour ceux qui le découvrent.


Patrick Oudin




Pierre Rabhi, paysan philosophe pionnier du retour à la terre
Par Catherine Maillard


Paysan, philosophe, homme politique, écrivain, Pierre Rabhi a consacré son existence à la lutte contre la désertification et la malnutrition. Son message : remettre la nature et l’humain au cœur de nos préoccupations.


Il est en train de devenir le penseur de référence pour les adeptes de l’écologie, les partisans de la décroissance et les sympathisants de l’altermondialisme. Le combat de Pierre Rabhi contre la logique productiviste est ancien. Homme de l’oasis, né dans le sud de l’Algérie, il n’a eu de cesse, depuis plus de quarante ans, de faire jaillir la vie au cœur d’une nature qu’il perçoit comme une source inestimable de vie.
Elevé entre islam et catholicisme, imprégné des valeurs nomades, il quitte une Algérie en guerre pour s’installer en région parisienne au début des années 1960. Travailleur immigré confronté à l’absurdité de l’univers urbain, il opère avec femme et enfants un retour à la terre et devient pionnier de l’agriculture écologique dans une ferme cévenole.
Tant le sujet lui tient à cœur, Pierre Rabhi se lance dans la formation. Ses méthodes, à l’opposé de la culture et de l’élevage intensifs, plus respectueuses de la terre nourricière et de la vie qui en jaillit, se propagent sous le nom d’« agro-écologie ». Dans les années 1980, il initie en Afrique noire et au Maghreb de nombreux programmes de lutte contre la désertification et la malnutrition.
Engagé dans une réflexion politique qu’il défend au sein de son mouvement Terre & Humanisme, il se laisse convaincre de présenter sa candidature à l’élection présidentielle de 2002.
Conférencier aguerri, il livre de vibrants éloges à la sobriété : bien vivre mais sans aller au-delà de ses besoins. Emerveillé par la vie, alarmé par les dégradations de l’environnement, Pierre Rabhi soutient que « l’humanité a pu survivre jusqu’à maintenant grâce à son patrimoine végétal et animal et que celui-ci aujourd’hui est en danger… » Son espoir repose essentiellement sur les femmes qui, selon lui, sont « plus près de la nature, ne se laissent pas circonvenir et comprennent mieux que les hommes l’importance de ces problèmes ».
  
L’intelligence universelle
Nous croyons être la source de l’intelligence. Cette vision du monde nous a fait choisir la frénésie comme mode d’existence et inventer des machines pour la supporter. Et tandis que nous nous battons avec le temps qui passe, notre capital de vie se dissipe et nous oublions que nous sommes réglés sur le rythme de l’univers. Evoluer au sens où l’entend Pierre Rabhi, c’est « se brancher sur l’intelligence universelle, qui régit à la fois le macrocosme et le microcosme ». Non celle qui produit des prodiges techniques, mais celle que l’on peut pressentir dans la moindre petite graine de plante, la moindre manifestation de vie. A nous de révéler cette intelligence qui nous précède.


L’insurrection des consciences

Pierre Rabhi est de ceux qui pensent que le changement de société ne peut advenir sans changement d’éducation, « celle dont s’est dotée la modernité pour se perpétuer étant anxiogène ». Il en appelle à l’« insurrection des consciences » contre un progrès défini en termes de croissance, de surconsommation, d’industrialisation, générateur de pollution et de destruction. Il prône une éducation basée sur la libération de l’être, l’instauration de l’enthousiasme de grandir, de connaître, et non sur la peur de l’échec.






Sources : 
http://www.kaizen-magazine.com/produit/convergence-consciences-pierre-rabhi/
http://www.psychologies.com/Planete/Eco-attitude/Ecocitoyen/Articles-et-Dossiers/Pierre-Rabhi-paysan-philosophe-pionnier-du-retour-a-la-terre
















vendredi 24 mars 2017

BIBLIOTHÈQUE DE MOLENBEEK

Pour info : la bibliothèque de Molenbeek, sise rue des Béguines déménage le mois prochain.

Donc :
 
FERMETURE COMPLÈTE DE LA BIBLIOTHÈQUE DU 14 AVRIL AU 9 MAI INCLUS.
 
Réouverture de la bibliothèque au 40, rue Charles Malis (à côté du stage Edmond Machtens. T82 Mennekens ou B49 Leroy ) dès le mercredi 10 mai 2017, et ce pour une durée indéterminée mais de minimum 1 an et demi (le temps de la construction de la nouvelle bibliothèque).