vendredi 14 juillet 2017

FERMETURE

ATTENTION, la bibliothèque fermera ses portes du 21 juillet au 30 juillet inclus! Il vous reste donc 1 semaine pour venir faire le plein de lectures... De belles nouveautés vous attendent!

lundi 3 juillet 2017

HORAIRE D'ETE

ATTENTION ! A partir d'aujourd'hui et jusqu'au 31 août, la bibliothèque ferme ses portes entre 12h et 13h...

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mercredi 28 juin 2017

“Le journal de Mary” – Alexandra Echkenazi




Alexandra Echkenazi nous replonge dans le Washington des années 1960, dans l’entourage de John Fitzgerald Kennedy, avant et après son élection à la présidence des Etats-Unis.

En mêlant noms et faits réels (Mary Meyer a réellement existé) à des personnages et épisodes tout droit sortis de son imagination, A. Echkenazi tente de troubler le lecteur qui se demande s’il lit un roman ou un récit historique.

Malgré la plume alerte et l’écriture fluide d’Echkenasi, on reste un peu sur sa faim.  Certes, il y a bien ici et là des intrigues qui parsément le récit. Mais celui-ci fait la place vraiment trop belle à la liaison tortueuse entre Mary Meyer et John ‘Jack’ Kennedy qui apparaît à longueur de pages comme un coureur de jupons invétéré. Les éléments politiques sont souvent escamotés. C’est ainsi que si l’épisode de la Baie des Cohons à Cuba est abordé, l’assassinat du Président est, lui, traité en … 2 lignes.

Tous les protagonistes de ce roman semblent liés par l’amitié, l’amour ou la proximité géographique ou professionnelle. A la longue, cette succession de coïncidences ou la rivalité entre le FBI et la CIA paraîssent quand même assez articielles.  L’histoire de cette femme qui tente d’oublier la mort de son fils dans les bras du Président des Etats-Unis semble peu crédible.

Peu voire pas de surprise ni de coup de théâtre dans ce récit assez prévisible. Les amateurs de suspense en seront d’ailleurs pour leurs frais puisqu’après 2 pages, on sait que Mary sera assassinée. Par qui ? Par les mêmes assassins que ceux de Kennedy ? 

Au final, un oeuvre originale mêlant réalité et fiction  mais qui pêche par son manque de rythme et de profondeur.

E-mail : andre.michotte@skynet.be  - 28 juin 2017      

mardi 20 juin 2017

Des petits nouveaux dans le dictionnaire




Le Petit Larousse et le Robert illustré viennent de produire leur millésime 2018.

Nous vous avons dressé une petite sélection de petits nouveaux.

D’abord, il y a ceux que l’on s’étonne de voir seulement relevés alors qu’ils appartiennent depuis longtemps à notre langage courant :

  • bisounours
  • focaccia
  • ciabatta
  • spritz
  • permaculture

Il y ceux qui ont un goût d’ailleurs :

  • kawai
  • spoiler
  • like
  • googler
  • playlist
  • gameur
  • retweete
  • lose

Et d’autres que l’on retrouve souvent dans l’actualité :

  • déradicaliser
  • ubérisation
  • génération boomerang
  • burkini
  • djihadisme

Des beaucoup moins connus, mais que les spécialistes trouvent apparemment prometteurs comme :

  • infobésité (surcharge informationnelle)
  • flexitarien (qui limite sa consommation de viande)
  • mixologie (art de confectionner des cocktails)

Du côté des personnalités, on trouvera désormais Emmanuel Macron, Donald Trump et Theresa May chez les politiques ou bien encore Muriel Robin, Morgan Freeman et Omar Sy chez les comédiens. Chez les romanciers, c’est Erri De Luca, Boualem Sansal et la mystérieuse Elena Ferrante qui font leur entrée dans la brique 2018. Le chanteur français Vincent Delerm et l’économiste Jean Tirole font aussi partie des grands crus.

Les Québécois, grands consommateurs de dictionnaires, seront ravis d’y voir apparaître les mots « gougounes », « emportiérage » et « inhalothérapie ». Mais aussi des expressions bien de chez eux comme « c’est chien » ou encore « se tirer une bûche ».
Au sujet de ces cinq derniers, une idée de ce qu'ils signifient ?

lundi 12 juin 2017

“Congo, une histoire” – David Van Reybrouck


J’avais eu l’occasion de rapidement parcourir ce livre à sa sortie en français en 2012 (la version originale en néerlandais est parue en 2010).
Je viens de le relire plus à l’aise et je suis retombé sous le charme de  l’érudition de cet ouvrage remarquablement documenté.  Van Reybrouck n’est ni un donneur de leçons ni un rêveur nostalgique du Congé ‘de papa’.  Il expose les faits avec l’objectivité de l’historien, donne la parole à des acteurs-clés et retrace l’histoire du Congo depuis le début du 19ème jusqu’à nos jours. L’auteur évoque bien sûr des étapes connues (le rôle de Léopold II, la décolonisation, les ‘règnes’ de Mobutu et de Kabila) mais aussi des épisodes moins connus que la ténacité et les recherches de cet historien-journaliste ont permis de révéler au grand jour.
Le 700 pages de ce récit historique se lisent presque comme un roman. Pas de manichéisme anti-Blanc ou pro-Noir ici mais, au contraire, un récit objectif et captivant qui tient le lecteur en haleine de bout en bout. Plutôt que de se perdre en commentaires lénifiants sur le bien fondé ou les errements de la colonisation, Van Reybrouck laisse le lecteur se forger sa propre opinion sur base de faits incontestables. 
En fin d’ouvrage, Van Reybrouck nous révèle que depuis que les Belges, et plus globalement les Européens, ont déserté l’Afrique, c’est la Chine qui a placé ses pions et tire désormais profit des immenses ressources dont recelle toujours notre ancienne colonie. 

andre.michotte@skynet.be  -   12 juin 2017