mercredi 24 août 2016

Comment ma femme m'a rendu fou

Un coup de folie ou un vent de liberté? On ne sait pas ce qui frappe Désiré Cordier, en cet après-midi dominical.

Lors d'un dîner de famille, devant son épouse qu'il ne supporte plus, ce bibliothécaire retraité décide de tout plaquer.


Oui tout plaquer, mettre les voiles, se faire la malle, tenter une nouvelle vie... Mais ce n'est pas aux Bahamas que part Désiré, ce n'est pas pour une femme plus jeune et plus drôle qu'il largue sa Monik acariâtre, non, c'est pour le Home Lumière d'Hiver et pour ses infirmières.
Oui, c'est dans une institution gériatrique que Désiré Cordier décide en pleine conscience de passer le reste de sa vie!

Pour être enfin tranquille et ne plus avoir à supporter ce quotidien qui l'étouffe.


Mais on ne devient pas pensionnaire d'un tel lieu sans raison et encore moins lorsqu'on est en pleine possession de ses moyens...
Une seule solution, la simulation! Faire croire à la démence, la sénilité et simuler la maladie d'Alzheimer pour enfin respirer un autre air.









Dimitri Verhulst, avec un humour grinçant et un regard acide, n'a pas peur des mots pour nous raconter cette histoire incroyable mais à laquelle on a envie de croire dès les premières lignes.
Au final, ce roman clair et joyeux,  nous donne un seul message  : "PROFITEZ DE LA VIE (par tous les moyens)!"

mercredi 10 août 2016


Craig Johnson, l'homme de l'Ouest

Olivier Van Vaerenbergh, 20/05/2016
Source: Focus Vif













Craig Johnson © Catherine Heriette/Penguin Random House

L'on-ne-peut-plus américain Craig Johnson continue d'épater avec ses polars tout à la gloire de l'Ouest encore sauvage, de la nation indienne et de ses territoires, directement inspirés de sa propre existence de cow-boy.
Impossible de rater Craig Johnson dans les allées d'un festival comme Quais du Polar à Lyon : l'écrivain ne se contente pas de dépasser tout le monde d'une tête; il porte, posé dessus en permanence, un spectaculaire Stetson qui le fait ressembler à son personnage fétiche, le shérif Walt Longmire, dont les éditions Gallmeister viennent de publier la -déjà- huitième aventure.
À vol d'oiseau se déroule comme toujours dans le comté du Wyoming désolé et fictif, bien que lui aussi très ressemblant à la réalité : Craig Johnson vit au Wyoming, dans un ranch construit de ses mains, à la frontière de réserves indiennes cheyennes et crows. Bref, un vrai cow-boy et "naturalist writer" pourtant loin d'être caricatural : ses romans, souvent fantastiques et plus drôles que ceux de Tony Hillerman, l'autre modèle du genre, en ont fait le porte-voix local et international des Amérindiens, devenus sa seconde famille, et le coeur de ses romans policiers d'un humanisme rare. Des westerns modernes qui ne lassent pas et abondent en bons mots. Comme leur auteur.

Votre univers de fiction est très proche de la réalité, et de votre propre existence. On pourrait presque croire que vous manquez d'imagination!

La pire phrase que l'on trouve dans presque tous les livres, et en préambule de presque tous les films, c'est: "Toute ressemblance avec des personnes existant ou ayant existé serait purement fortuite." Mais quelle bêtise! Notre job d'écrivain consiste justement à rendre crédibles des personnages de fiction et à faire en sorte que l'on puisse s'y reconnaître! Moi-même, je ne suis pas Walt -ma vie est super, j'ai eu beaucoup de chance et je n'ai vécu aucune des tragédies qu'il a subies-, mais Walt est aussi un bon gars, décent, intelligent, amusant... Et pour le coup, j'aimerais beaucoup lui ressembler. Quant aux Indiens, ce sont mes amis, c'est ma famille désormais. C'est un monde que je ne peux pas trouver ailleurs, et qui mérite d'être raconté.

Un monde dans lequel vous plongez plus encore que d'habitude, puisque l'intrigue se déroule cette fois-ci directement au sein d'une réserve...

Je voulais plonger Walt dans un endroit où il n'a, pour une fois, pas de pouvoir. Et entamer ainsi un processus différent. Or les réserves, ce ne sont plus les USA : c'est une nation souveraine, avec ses flics, ses lois, ses cours de justice, une autre langue... Tout y est différent. Mais je sais aussi que je ne suis pas un Crow, et ils me respectent pour ça : quand j'ignore quelque chose, j'appelle mon ami Red Thunder, à la réserve. Et s'il ne peut pas m'aider, il sait où je dois m'adresser pour trouver la réponse.

L'humour est omniprésent dans le livre, et dans les dialogues de vos personnages. Un humour très particulier, qui semble authentique, mais dont on a peu l'habitude...

Oui, les Indiens sont extrêmement drôles! Mais on ne leur a jamais reconnu cet humour parce que ce fut longtemps une voie rapide pour les déshumaniser. Ils ont toujours été maltraités et déconsidérés, entre autres par cette non-reconnaissance de ce qu'ils sont, et de ce qui fait d'eux des êtres humains. Or l'humour est très important dans leur vie, c'est une manière pour eux de résoudre les conflits.

Vous écrivez, dans À vol d'oiseau, qu'il n'y a dans le crime, "ni mines d'or, ni armes nucléaires. Le mobile est petit, personnel et souvent stupide". Difficile de rester simple dans une époque de surenchère?

Parlez avec des policiers : ce à quoi ils sont confrontés chaque jour, ce n'est pas l'extraordinaire, mais au contraire le petit élément humain. Le challenge, c'est ensuite d'en faire une bonne histoire et d'en montrer toute la tragédie : un crime, ça tient à peu de choses. Les gens font des erreurs ou des choses stupides, se font avoir, fuient... De petits réflexes humains qui peuvent provoquer de grandes catastrophes. C'est un élément-clé de mes livres, tournés vers l'humain, l'individu. Je pourrais par exemple vous parler des horreurs de la Révolution française, vous tenir de grandes théories là-dessus. Ou je peux vous parler d'une femme assise au pied d'une guillotine, pleurant l'homme dont on vient de couper la tête... Quels images vous resteront? Quel récit va vous marquer le plus?

À vol d'oiseau 
On a beau avoir déjà vu le shérif Walt Longmire face aux pires et aux plus improbables défis, -pensez, c'est sa huitième apparition depuis Little Bird, déjà chez le fidèle éditeur Gallmeister-, en voilà un pour lequel on ne sait s'il sera vraiment de taille : Walt marie sa fille! Une cérémonie dans la plus pure tradition cheyenne et crow, dont la préparation se trouve encore compliquée par un étrange suicide : l'Indienne Audrey Plain Feather s'est jetée de la falaise avec son fils dans les bras. Et voilà Walt obligé d'enquêter, cette fois, au sein même de la réserve du comté d'Absaroka, au Wyoming, soit le comté le moins peuplé de l'État le moins peuplé des États-Unis, et sur un territoire où il a beaucoup d'amis, mais pas d'autorité. L'occasion, aussi, de rencontrer Lolo Long, nouveau personnage et nouvelle femme forte de cet univers de cow-boys et d'Indiens dont on sait déjà qu'elle reviendra -Johnson a déjà écrit quatre autres romans depuis ce Vol, plus que jamais empreint d'humour, d'humanité et de spiritualité indienne. Un must dans le genre.


DE CRAIG JOHNSON, ÉDITIONS GALLMEISTER, TRADUIT DE L'ANGLAIS (ETATS-UNIS) PAR SOPHIE ASLANIDES, 320 PAGES. ****


mercredi 3 août 2016

Jules Verne & le Labyrinthe Fantastique



Jules Verne & le Labyrinthe Fantastique est une exposition qui propose aux visiteurs de découvrir l'univers de Verne  au travers d'un labyrinthe dont les parois  réinterprètent  l'iconographie  de l’auteur. Une ambiance Nautilus, le tour du monde en 80 jours, 20.000 lieues sous les mers, Voyage au centre de la Terre avec des machines folles, des inventions imaginaires, etc...

Actuellement le labyrinthe est composés de 240 portes et des décors fantastiques qui ont été réalisées par des artistes d'exception.

Tout en se baladant dans un monde étrange, le visiteur peut répondre à un quizz centré sur la vie et l'œuvre du romancier inventeur. Indices ,notices pédagogiques, citations sont disséminés sur l'ensemble du labyrinthe et viennent aider à la résolution de ce questionnaire familial.

Le tout est proposé dans une scénographie très bien conçue : éclairages, décors, fond sonore, etc...



QUAND : Du 15 juillet au 31 août  de 14h à 17h (fermé lundi et mardi)

Où : au Musée d'Art Fantastique 7 rue américaine  1060 – Bruxelles

mardi 26 juillet 2016

Quand il fait chaud et que l’on n’a pas envie de cuisiner...



Salade épinards, chèvre et fraises
Temps de préparation : 10 minutes
Ingrédients (pour 4 personnes) :- 150 g de jeunes feuilles d'épinards fraîches (ou sachet)
- 12 grosses fraises
(150 g)
- 80 g de fromage
de chèvre

Pour l'assaisonnement :
- 50 g de noix de pécan
- vinaigrette
(framboise de préférence)



Dans un saladier, mettre les feuilles d'épinard (ou mâche).
Ajouter les fraises coupées en morceaux.
Ajouter le fromage de chèvre (doux, frais) en miettes. Ajouter les noix de pécan (ou noix, amandes) caramélisées.
Assaisonner  selon votre goût avec une vinaigrette framboise de préférence (ou à base de vinaigre balsamique).



vendredi 15 juillet 2016

Miss littérature

Et si les miss n’étaient plus sacrées pour leur beauté physique mais pour leur beauté intellectuelle ? C’est le pari fou qu’a lancé au Bénin la journaliste Carmen Toudonou avec la première édition de son concours de « Miss littérature ». Au programme, en plus des défilés traditionnels en tenues de soirée et de ville : questions sur la littérature béninoise, africaine et mondiale, et commentaires sur des livres imposés ou choisis. 

La gagnante, Charlène Odounlami16 ans, repart avec de beaux lots. En plus du dictionnaire et des livres, auxquels on songe directement, elle a remporté une bourse d’étude et… une moto dame ! Aidée de ses deux dauphines, elle aura aussi le privilège d’écrire et publier un livre réalisé en trio.



Aucun critère physique n’a été pris en compte, l’idée étant d’intéresser les jeunes à la lecture et de promouvoir cette dernière plus largement. Une initiative inspirante !